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La déperdition thermique, tout savoir sur les phénomènes de fuites de chaleur

Dans un contexte d'énergie de plus en plus chère et face aux enjeux climatiques, la déperdition thermique des bâtiments est au cœur des préoccupations. Un phénomène qu'il faut comprendre pour mieux le juguler. Décryptage d'un phénomène physique, analyse de ses conséquences et exposé des méthodes d'amélioration.

 

 

Déperdition thermique : présentation d'un problème majeur

La déperdition thermique désigne la perte de chaleur d'un bâtiment. Due aux interactions entre milieux intérieur et extérieur et aux échanges de fluide d'air qui en résulte, elle altère directement l'efficacité thermique du logement. Concrètement, les calories fournies par le système de chauffage filent vers l'extérieur par les parois fixes ou mobiles du logement concerné et par ses moyens de renouvellement d'air. Concrètement, la déperdition thermique s'effectue :

  • de manière surfacique au travers des parois qui séparent milieu intérieur et extérieur ;
  • par l'intermédiaire des ponts thermiques c'est à dire des points de construction où la barrière isolante est interrompue ;
  • par la ventilation mécanique contrôlée (VMC) et les grilles d'aération qui assurent l'indispensable renouvellement de l'air intérieur.

Un phénomène aux conséquences lourdes

La déperdition thermique est aujourd'hui un phénomène bien appréhendé. Elle se calcule aisément et des systèmes de détection des fluides thermiques ou des caméras infrarouge permettent de la déterminer précisément. L'analyse du phénomène a permis de définir une répartition moyenne de la déperdition thermique par origine :

  • 30% par la toiture ;
  • 20% par la ventilation ;
  • 20% par les murs extérieurs ;
  • 15% par les fenêtres ;
  • 10% par le plancher bas ;
  • 5% par les ponts thermiques.

Plus la déperdition thermique d'un logement est importante plus celui-ci sera énergivore. Très concrètement, les occupants devront pour leur confort solliciter plus intensément leur système de chauffage et donc consommer plus d'énergie. Victime d'une déperdition thermique très importante, certains logements généralement anciens sont qualifiés de passoires énergétiques. L'enjeu économique et environnemental est dans tous les cas primordial. Selon le ministère de la transition écologique et solidaire, les Français consacrent en moyenne 4,8% de leur budget aux énergies de leur logement. Le secteur résidentiel représente lui 16,1 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Des chiffres qui méritent de trouver une solution à la déperdition thermique.

Notez Bien : Le toit une priorité

Parce que la chaleur monte et qu'il représente une surface d'interaction avec l'extérieur importante, le toit représente en moyenne un tiers des déperditions thermiques. L’isolation de la toiture est donc une priorité absolue en matière de rénovation y compris pour des maisons bâties selon la norme RT2005 dont l'efficacité énergétique peut être sensiblement améliorée.

 

La solution : isolation et VMC double flux

A la construction comme à la rénovation, seule une bonne isolation thermique  permet de limiter au maximum la déperdition thermique. Il s'agit de mettre en place un matériau offrant une résistance thermique importante c'est à dire s'opposant par ses caractéristiques au transfert de calories entre milieux. Soucieuses d'améliorer l'efficacité énergétique du parc de logement français, les autorités ont, ces dernières décennies, promulgué une réglementation thermique de plus en plus stricte. L'actuelle RT 2012 sera d'ailleurs remplacée par la RT 2020 qui devrait fixer des règles de construction particulièrement ambitieuses. Dans la pratique, la déperdition thermique trop importante d'un logement peut être corrigée par :

  • l'isolation des combles perdues : soufflage de 39 centimètres de ouate de cellulose pour une résistance de 10 m2.K/W ;
  • l'installation de fenêtre double vitrage : la lame d'air entre les deux vitres de la fenêtre permet de faire passer la résistance thermique de celle-ci à 2.9 m2.K/W ;
  • l'isolation des parois par l'intérieur : mise en place de panneaux de coton métisse de 50 mm entre la face intérieure du mur et le placoplâtre offre une résistance de 1.28 m2.K/W ;
  • l'isolation du sol : pose avant chape de panneaux polystyrène expansé blanc (PSE) de 80 mm pour une résistance thermique de 2.35 m2.K/W ;
  • l'étanchéité à l'air : la pose de joints efficaces et l'utilisation de mousse expansée ou de mortier peut limiter les échanges de fluides non souhaitables notamment au niveau des ouvrants ;
  • mise en place d'une VMC double flux : le réchauffage de l'air entrant permet une diminution de 20% de la consommation énergétique pour le chauffage.

 

Vous le constatez, la déperdition thermique n'est pas une fatalité. Si à la construction la réglementation thermique en vigueur permet de la limiter, elle nécessite à la rénovation un diagnostic précis. L'intervention d'un diagnostiqueur professionnel pour identifier les problèmes et les travaux d'isolation à effectuer est seule à même de permettre un résultat optimal. Un effort d'investissement atténué par les nombreuses aides disponibles (Crédit d'Impôt pour la Transition Energétique, Prime Energie, Agence Nationale de l'Habitat), Le programme isolation à 1 €. et rapidement rentabiliser par les économies d'énergie générées. Une attention particulière qui vaut la peine d'être menée !

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