Minéraux, synthétiques, naturels, etc., tous les isolants thermiques

Enjeu économique et écologique majeur, l'isolation optimale des bâtiments s'impose à la construction comme à la rénovation. Une efficience énergétique obtenue par l'utilisation de matériaux spécifiques : les isolants thermiques. Présentation de ces matériaux capables de s'opposer aux flux thermiques et par la même d'offrir de substantielles économies d'énergie.

 

 

Isolants thermiques, qu'est-ce-que c'est ?

Par définition, un isolant thermique est un matériau offrant une faible conductivité thermique. En s'opposant aux flux thermiques qui tendent à traverser les surfaces d'interaction entre deux milieux, il contribue au maintien de la température désirée dans un édifice. Concrètement, l'isolant thermique permet de garder la chaleur en hiver et le frais en été. Du sol au toit en passant par les murs et les ouvrants, les isolants thermiques confèrent au bâtiment une efficacité thermique maximale source d'économies importantes. Une bonne isolation thermique, en maintenant plus longtemps la température de confort souhaitée retarde et diminue le nombre de mise en route des systèmes de chauffage et de climatisation. La facture énergétique et les émissions de gaz à effet de serre diminuent.

Qu’est-ce que la résistance thermique

Parmi les nombreuses caractéristiques qui définissent un isolant thermique, sa résistance thermique est essentielle. Cette dernière détermine sa capacité à s'opposer à la transmission de chaleur. Elle résulte de l’épaisseur du matériau ("e" en mètre) et de sa conductivité thermique "λ" : R=e/λ. Plus la résistance thermique du matériau est importante, plus sa capacité isolante est élevée. La résistance thermique d'un matériau sert notamment de référence aux normes en vigueur comme la RT 2012. Elle doit être dûment mentionnée sur les matériaux proposés à l'achat.

Liste et caractéristiques des principaux isolants thermiques

Le secteur du bâtiment utilise trois catégories d'isolants thermiques qui se déclinent sous de nombreuses formes : les isolants naturels, les isolants synthétiques et les isolants minéraux.

Les isolants naturels ou biosourcés

Constitués de fibres végétales ou animales, ils valorisent des produits issus de l'agriculture ou de l'industrie du bois. Outre leur contribution au développement durable, leur perméabilité à la vapeur en fait un excellent moyen de régulation du taux d'humidité ambiant particulièrement intéressant à la rénovation thermique de l'habitat ancien. Il en existe plusieurs, les plus importants sont :

  • La ouate de cellulose : Elaborée à partir de papier recyclé, elle se présente sous forme de flocons. Offrant un excellent rapport coût/efficacité, elle est aujourd'hui un produit phare de l'isolation des combles perdus. Installée par soufflage, la ouate de cellulose est parfaite pour renforcer l'isolation de ces derniers dans le cadre de travaux d'amélioration thermique.
  • La laine de coton : composée de coton naturel et recyclé provenant des déchets de l'industrie textile, elle constitue un excellent régulateur hygrométrique. Disponible en vrac, en plaque ou en rouleau. Outre ses qualités thermiques, elle offre une bonne isolation phonique.
  • Le liège : l'écorce du chêne liège offre de bonnes performances thermiques lorsqu'il a été aggloméré ou expansé. Imputrescible et affichant une excellente durabilité, il constitue un isolant parfait pour les combles ou les murs. Disponible en vrac (granulés) et en panneaux.
  • La laine de bois : fabriquée à partir des copeaux de bois issus de l'industrie et liés par un produit minéral, cette laine se présente sous forme de panneaux ou de rouleaux. S'ils offrent une excellente résistance mécanique, ceux-ci restent sensibles à l'humidité et doivent être associé à un matériau hydrofuge.
  • La laine de lin : produite à partir des fibres de lin utilisées par l'industrie textile. Commercialisée sous forme de rouleaux ou de panneaux on l'utilise pour l'isolation de toutes les surfaces, horizontales comme verticales.
  • La laine de chanvre : issue des fibres naturelle de la plante, cet isolant offre des performances très proches de celles la laine de verre. Composée selon le fabricant de de 40 à 80% de fibres de chanvre, elle est complétée par de la jute ou du coton ainsi qu'un liant polyester. Disponible en rouleaux ou panneaux semi-rigides.
  • La laine de textile : issu du recyclage des vieux textiles, cette laine contient environ 70% de coton, 15% de textiles synthétiques et 15% d'un liant polyester. Disponible en panneaux ou en rouleaux.

Les isolants minéraux

cette catégorie regroupe la laine de verre et le verre cellulaire élaborés à partir de sable ou de verre recyclé ainsi que la laine de roche produite à partir du basalte. Ces isolants sont encore aujourd'hui les plus utilisés en France.

  • La laine de verre : cette laine est obtenue par fusion de sable et de verre recyclé. Imputrescible et hydrophobe, elle est généralement associée à un pare-vapeur pour éviter la condensation dans la paroi. Disponible en vrac, en rouleaux ou en panneaux (semi-rigides et rigides).
  • La laine de roche : cet isolant est issu de la fusion du basalte, une pierre volcanique. Hydrophobe, elle est à la fois un excellent isolant thermique et phonique. Souple ou semi-rigide, vendue en rouleaux ou en panneaux.
  • Le verre cellulaire : cette mousse de verre est obtenue par fusion et expansion de ce dernier. De fait sa structure renferme un gaz inerte qui contribue aux qualités isolantes. Etanche à l'eau, à l'air et à la vapeur, il est disponible en panneaux ou en vrac (granulés).
  • La perlite expansée : obtenue par concassage et expansion de la rhyolite, un verre naturel volcanique. Les granulés et panneaux obtenus offrent une bonne isolation thermique et phonique. Hydrophile, la perlite doit être associée à un film hydrofuge.
  • La vermiculite : élaborée à partir de mica expansé, cet isolant est disponible sous forme de panneaux et de granulés. En vrac, les granulés peuvent être incorporés directement dans le béton des dalles de sol, d'entresol ou des combles.
  • L'argile expansée : ce granulat léger est obtenu par expansion à forte température de l'argile. Disponible en vrac, ces billes d'argiles sont idéales pour réaliser une isolation sous dalle. Incorporable dans le béton et les mortiers, l'argile expansée contribue à donner des propriétés isolantes à ces matériaux de construction.

Les isolants synthétiques

Elaborés à partir de produits dérivés du pétrole, les isolants synthétiques se distinguent par leur insensibilité à l'humidité. Une caractéristique qui les rend particulièrement indiqués pour l'isolation des dalles béton ou les parois soumises à une forte humidité.

  • Le polyuréthanne : cet isolant alvéolaire se compose de petites cellules renfermant un gaz inerte. L'ensemble offre une faible conductivité thermique. Disponible sous forme de mousse ou de panneaux. La mousse de polyuréthanne est idéale pour parfaire l'isolation dans les endroits difficiles d'accès tandis que les panneaux de polyuréthanne sont couramment utilisés pour l'isolation des parois.
  • Le polyisocyanurate : cette mousse solide est une amélioration du polyuréthane de plus en plus utilisée pour l'isolation des murs creux, des toitures, des combles et des sols. On notera que ses propriétés isolantes s'annihilent au contact du froid. Cet isolant ne convient donc pas aux isolations par l'extérieur.
  • Le polystyrène expansé : ce polymère renferme une multitude de billes compressées et moulées qui emprisonnent des molécules d'air. Léger et affichant de bonnes performances thermiques, le polystyrène expansé doit être associé à un matériau hydrofuge, le plus souvent une plaque de plâtre. Economique, le polystyrène expansé est massivement utilisé à la construction pour l'isolation des dalles et des murs. Non perspirant, il est déconseillé à la rénovation thermique des bâtiments anciens.
  • Le polystyrène extrudé : proche du polystyrène expansé, le polystyrène extrudé diffère de ce dernier par son mode de fabrication. L'injection de CO2 ou de gaz HFC lors de la compression des billes de styrènes renforce les propriétés isolantes. Plus dense, il nécessite une épaisseur moindre pour le même niveau de performance thermique.
  • La mousse phénolique : issue de l'émulsion d'un phénoplaste, on la trouve sous forme de panneaux. Sa structure cellulaire fermée offre d'excellentes propriétés isolantes. De fait elle affiche un très bon rapport épaisseur/performance. Sensible à l'humidité, la mousse phénolique doit être associée à un pare-vapeur.

A chaque problématique son isolant ! La pluralité des matériaux isolants permet en effet de répondre à tous les défis que posent aujourd'hui la recherche d'une isolation optimale. Qu'il s'agisse d'isoler une surface importante ou de traquer le moindre pont thermique, les fabricants proposent aujourd'hui tous les matériaux sous toutes les formes nécessaires. Un atout primordial pour l'amélioration de l'efficacité du bâtiment à la construction comme à la rénovation !

Besoin d'info ?
Contactez-nous :

0 800 000 838

Du lundi au samedi de 8h à 19h
(Notre numéro vert > appel gratuit)

Pacte Energie Solidarité