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La chaudière, une grande variété de combustibles et de technologie

Lorsque vient le moment de choisir un équipement de chauffage, en rénovation ou en construction neuve, la chaudière est une des options possibles. Pour trouver celle qui convient le mieux à votre situation, il est intéressant de connaître les différents types de chaudières qui se distinguent autant par la nature de l'énergie utilisée (électricité, gaz, fioul, bois…) que par la technologie employée (condensation, basse température, micro-cogénération…).

Plusieurs types de chaudière selon le combustible utilisable

La chaudière au fioul

La chaudière à fioul est peu utilisée en construction neuve mais de nombreuses habitations en sont encore équipées. Elle est performante, notamment lorsqu'il s'agit de chaudière à condensation. Cependant, le fioul a plusieurs inconvénients :

  • peu écologique : ce combustible est issu de la filière pétrolière. Sa combustion émet des gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et dioxyde de soufre)
  • un prix instable : son coût est soumis aux mêmes variations imprévisibles que tous les produits pétroliers
  • la nécessite d'une cuve de stockage et d'un espace suffisant pour l'installer

La chaudière à gaz

La chaudière à gaz peut fonctionner avec du gaz naturel (gaz de ville) ou du gaz propane. Ses performances sont bonnes, spécialement dans le cas d'un modèle récent et son prix d'achat est abordable. Cependant, le gaz est un combustible ayant quelques points faibles :

  • son prix est volatile : il peut changer chaque année
  • il est polluant : énergie fossile non renouvelable, il génère des gaz à effets de serre lors de sa combustion
  • Non relié au gaz de ville, cet équipement nécessite d'installer une cuve de stockage pour entreposer le gaz.

La chaudière électrique

Cet équipement est simple à installer car il ne requiert aucune évacuation des fumées. D'un coût abordable, il est facile à entretenir. Il offre de bons rendements, ne crée pas de nuisance sonore, ne rejette pas de gaz à effet de serre et ne requiert aucun espace de stockage du combustible. Cependant, son combustible présente différents points faibles :

 

  • il n'est pas écologique : l'électricité française est majoritairement produite grâce aux centrales nucléaires
  • il est cher et son coût tend à augmenter
  • il est consommé en grande quantité pour faire fonctionner la chaudière, ce qui rend le coût de fonctionnement à long terme élevé

La chaudière à biomasse

Cette chaudière, existant en chargement manuel ou automatique, accepte un ou plusieurs types de combustibles qui sont à la fois écologiques, renouvelables et économiques. Éligible sous conditions aux aides pour la rénovation énergétique, elle est respectueuse de l'environnement et émet très peu de CO2. Son prix est généralement plus élevé que celui des modèles traditionnels.

La chaudière à bois

La chaudière à bois peut être à alimentation manuelle ou à alimentation automatique, en fonction du type de bois employé (bûches, granulés, plaquettes…). Son utilisation se développe notamment car son combustible est renouvelable, économique et écologique. De plus, la quantité de CO2 émise est inférieure à celle qui est utilisée lors de la croissance des arbres. Cette chaudière est ainsi éligible, sous conditions, aux subventions encourageant les travaux de rénovation énergétique. Cependant, quelle que soit la forme du combustible, un espace de stockage intérieur ou extérieur est nécessaire. La chaudière à bois est généralement plus onéreuse que celle à gaz ou au fioul et il requiert un entretien régulier, notamment au niveau du conduit d'évacuation des fumées.

La chaudière mixte

La chaudière mixte peut fonctionner avec deux combustibles différents. Les modèles les plus répandus sont :

  • chaudière bois et énergie solaire : ses deux sources d'énergie sont écologiques et renouvelables. Son prix d'achat est élevé mais elle offre de bons rendements ;
  • chaudière bois et fioul : grâce à deux foyers différents, elle utilise deux combustibles ;
  • chaudière énergie solaire et gaz : le gaz peut être employé lorsque l'ensoleillement n'est pas suffisant (nuit, mois d'hiver).

Des technologies aux performances variables

La chaudière à condensation

Cet équipement, s'il fonctionne sur un principe équivalent à celui de la chaudière classique, est plus économe en combustible et atteint des rendements supérieurs car il récupère de la chaleur dans les fumées de la combustion. Les étapes spécifiques à la chaudière à condensation sont les suivantes :

  • récupération de la vapeur d'eau contenue dans les gaz de combustion ;
  • condensation de cette vapeur d'eau qui entraîne une libération d'énergie ;
  • utilisation de cette énergie pour chauffer l'eau de retour (celle qui revient depuis les émetteurs de chaleur vers la chaudière) ;
  • l'eau issue de la condensation de la vapeur d'eau est évacuée dans le circuit des eaux usées.

Pour optimiser le rendement d'une chaudière à condensation, il est important de la coupler avec un système de chauffage central à basse température (radiateurs ou plancher chauffant).

La chaudière à basse température

Comme dans le modèle traditionnel, la combustion dégage de la chaleur permettant de chauffer l'eau destinée au réseau de chauffage central. Par contre, la chaudière à basse température se différencie par :

  • une meilleure récupération de la chaleur ;
  • une température réduite des fumées de combustion (environ 120 °C au lieu de 300 °C dans les modèles standards) ;
  • une diminution de la température de l'eau délivrée (environ 40 °C au lieu de 70 °C).

Il est donc conseillé d'associer une chaudière à basse température avec des radiateurs ou un plancher chauffant également à basse température (équipements se caractérisant par leur surface d'échange plus étendue). Ainsi, son rendement est optimal et la consommation de combustible diminue de manière significative.

La chaudière à micro-cogénération (ou électrogène)

Elle se distingue clairement des autres modèles car elle produit :

  • de la chaleur pour chauffer le domicile ;
  • de l'eau chaude sanitaire (ECS) ;
  • de l'électricité.

Elle utilise le principe de fonctionnement de la chaudière à condensation tout en possédant des équipements supplémentaires :

  • un moteur : il produit de l'énergie mécanique ;
  • un alternateur : entraîné par l'énergie produite par le moteur, il crée de l'électricité ;
  • un système de récupération de l'énergie thermique produite lors de la génération de l'électricité : cette énergie thermique sert pour le chauffage et l'ECS.

Si l'électricité produite est supérieure aux besoins de l'habitation, le surplus peut être revendu à un fournisseur d'énergie. Cette chaudière permet des économies substantielles en combustible tout en amenant des revenus supplémentaires par la revente d'électricité.